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Interview de Phyllisdietrichson

Phyllisdietrichson

La sortie de leur premier vinyle début Octobre, en autoproduction, vous a sûrement échappé. Voici donc l'occasion de corriger le tir et de faire la lumière sur ce combo à la croisée du rock et du screamo-hardcore, secret pour l'instant bien gardé de la ville d'Annemasse (Haute-Savoie).


Pour commencer, vous ne couperez pas à une présentation du groupe et au background musical de chacun d'entre-vous !
Ben au chant était avec Julien, le guitariste, dans NFO, groupe "All School Fury Metal". Puis NFO est mort. Julien a rencontré Renaud avec qui il a fondé THE JUNE AMPERA, trio hardcore psychédélique. Puis THE JUNE AMPERA est parti en tournée avec JOESSON, groupe post-punk. Ça a noué des liens entre les deux groupes !

Ben, qui a toujours voulu faire du screamo "à la Française" sauce DAÏTRO et MIHAI EDRISCH, appelle Julien. Julien appelle Delvek et Renaud : "Ça vous dirait de faire du screamo ?". PHYLLISDIETRICHSON est né !

Du post-rock au metal, du rock'n'roll au screamo, vous brassez un spectre musical indéfini. Quelles références ont toujours fait l'unanimité au sein du groupe ?
Plusieurs groupes font l'unanimité au sein du groupe. Citons en vrac ENVY, BREACH, REFUSED, et BOTCH pour la scène étrangère, MIHAI EDRISCH, DAÏTRO, GAMENESS pour les français. Chaque groupe a sa particularité, on a essayé d'en faire une synthèse.

Vous mettez l'accent sur le fait que les morceaux de l'EP ont été composés et enregistrés dans un temps très court. Avec le recul que vous pouvez avoir dessus aujourd'hui, y'a t-il des choses que vous feriez différemment, voire regrettez ?
A part des détails (une nuance, un effet, un accent rythmique...), on est assez satisfait du résultat. L'avantage de composer très vite c'est qu'on ne fait pas de détails. Tout est dans l'exécution brute, pas le temps de peaufiner. C'est ce qui fait la force de cet EP : de la spontanéité et aucune fioriture.

Dans le même ordre d'idée, les titres prennent-ils la même forme en live ou sont-ils sujets, là aussi, à une part d'improvisation, de spontanéité ?
Paradoxalement, nos lives sont très travaillés. On veut que les morceaux soient maitrisés de manière à mettre une grande importance dans les nuances et les ambiances. Par contre, c'est la guerre sur scène. Toute la spontanéité est là.



Phyllis Dietrichson, personnage de fiction incarné par Barbara Stanwyck en 1944 dans Assurance sur la Mort, a cette réputation de mante religieuse doublée d'une femme fatale. C'est cet aspect là qui a motivé le choix de ce nom de groupe, et les thèmes développés ?
Carrément. Les textes sont tous liés à des histoires de fesse de Ben qui se terminent mal, du coup on a cherché la plus grande salope du ciné et on a trouvé ça.

On peut comprendre la démarche qui consiste à ne pas donner de noms aux chansons (éviter tout à priori possible chez l'auditeur), mais n'est-ce pas quand même un peu frustrant, en répet', de se dire "On joue la 6 maintenant, puis un bout de la 4" ?
Bah généralement, on joue la 4 en entier...

C'est vrai que ça peut paraître idiot de ne pas avoir donné de titre aux chansons. Mais tout est dans le nom du groupe, il résume tout !

Quels sont vos plans d'ici la fin du monde en 2012 ?
Nous libérer du temps pour la composition et la tournée. On ne va pas tarder à sortir l'EP n°2 avec les morceaux 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, et 14 ! Il est presque terminé.

Merci de nous avoir accordé un peu de votre temps. Je vous laisse conclure en donnant trois termes qui définissent au mieux PHYLLISDIETRICHSON !
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02.11.2011