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Loudblast + The CNK + Destinity + Stoneburst + 314 Project - CCO (17.04.2011)

Loudblast + The CNK + Destinity + Stoneburst + 314 Project - CCO

Arrivé au CCO vers 18h30 en ce dimanche d’avril, je n’aurais pas l’occasion de vous conter les prestations de 314 PROJECT et STONEBURST, celles-ci étant déjà terminées. Il faut dire qu’un festival (le « Bloody Sunday Festival »), qui commence à 17h30, un dimanche de beau temps, ce n’était pas gagné d’avance niveau populace amassée devant la scène !

Pourtant, c’était une bien belle affiche, 100% française, que nous proposait MyReferenceEvents, avec en tête ces vieux briscards de LOUDBLAST en grand retour discographique et scénique !

Alors, autant le dire de suite, le problème de la soirée aura été le son. D’habitude c’est trop fort, certains instruments sont trop en avant par rapport à d’autres, alors que là… et bien ça manquait de punch mes petits gars, tout simplement !

DESTINITY a débarqué sur scène et nous a envoyé son death mélodique, bien sympathique sur album, mais qui, à cause du son, s’est révélé moins prenant sur scène. Les riffs acérés et les growls de Mick feront bouger le public acquis à leur cause. Le set des lyonnais s’est enchaîné violemment entre parties rapides jouissives et mid tempo plus redondant. Mais le gros problème de la prestation du groupe concernait les chants clairs de Mick et du batteur Morteüs. Peu audibles et à la limite de la justesse, ils cassaient souvent le rythme même si, heureusement, les titres n’en regorgeaient pas.
Malgré tout, très bonne performance du quintet, qui, malgré quelques erreurs, aura mis une bonne ambiance dans ce CCO assez mollasson par rapport à d’habitude.

Franchement, je plains THE CNK sur cette tournée ! Passer entre le death mélodique de DESTINTY et le thrash/death de LOUDBLAST, ce n’était pas gagné ! Avec leur metal martial symphonique et leur image provocante, il fallait tout donner, ce qu’ils ont essayé de faire, mais plutôt en vain.
Quand ils étaient passés au Lyon Metal Fest il y a 3 ans, j’avais reçu une bonne claque militaire de la part du quatuor parisien mais là, avec le son en guimauve, il fallait mieux connaître les chansons sinon c’était la débâcle. Pour ce genre de musique, un son de guitare puissant et une basse bien grasse sont obligatoires pour en profiter pleinement ! Sinon le spectacle y était : uniformes blancs, brassards et drapeaux « smiley pas content », écran géant, le bassiste Zoe qui marquait le rythme à coup de new rocks sur la scène, le guitariste Heinrich Von B qui haranguait la foule… Mais la sauce n’a pas pris, dommage car ce groupe l’aurait mérité. A revoir une prochaine fois.

Mais que nous a réservé le show de LOUDBLAST ? Et bien un set énergique, très bien exécuté et chaleureux. La salle étant peu remplie, le concert s’est déroulé dans une ambiance assez familiale et réceptive au thrash/death mid-tempo du groupe. Oui, parce que pour ceux qui ne connaissent pas encore cet acteur majeur de la scène française, sachez que l’équipe de Stéphane Buriez ne mise pas sur la brutalité mais sur des mid-tempos écrasants et entraînants. Il y a quand même quelques accélérations qui font plaisir mais la musique est plus propice à un headbanging appuyé que frénétique ! Quatre nouvelles compositions nous ont été offertes ce soir-là, qui se sont parfaitement intégrées avec le reste de leur set. Entre les classiques "No Tears To Share", "Cross The Threshold" et "Flesh", LOUDBLAST a montré qu’il n’a pas perdu sa puissance ("Neverending Blast") et son sens de la composition ("Emptiness Crushes My Soul"»). La set liste fût assez courte (aucun rappel, dommage) mais avec sept albums au compteur, difficile de passer en revue l’intégralité de leur discographie. Ils feront ainsi l’impasse sur "Planet Pandemonium" mais heureusement joueront "Taste Me", un de mes titres préférés !

Stéphane Buriez a assuré avec ses vocaux tantôt caverneux, tantôt thrashisants. Hervé Coquerel s’est démené derrière sa batterie entre roulements infernaux et martellements massifs et les nouvelles recrues ont parachevé le tableau, avec la présence imposante d'Alex Lenormand à la basse et les solos techniques de Drakhian.

Fin du concert… 22h00 ! Et oui, le dimanche on se couche tôt !

En bref, le mauvais point de cette soirée aura été le son et le bon point, l’enchaînement rapide des prestations. On ne peut pas tout avoir ma petite dame !

Dernière chose, Stéphane, le jean slim… ça ne te va pas trop !

Tankkore
22.04.2011